Maintenancia
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2021 : Emploi-MaintenanceIndustrielle devient Maintenancia. 

2021 : Emploi-MaintenanceIndustrielle devient Maintenancia

Inscrivez-vous et plongez au coeur de la communauté maintenance. Partagez, échangez, découvrez, participez....
De l'information pertinente proposée par ceux qui font la maintenance au quotidien.
Application disponible sur Google Play et très bientôt sur App Store.
En savoir plus sur le projet Maintenancia

Vous êtes professeur, directeur ou responsable communication d'un établissement de formation à la maintenance ?

Vous souhaitez savoir comment promouvoir vos formations en maintenance, rendre visible votre dynamique et vous connecter aux industriels et aux futurs étudiants ?

Maintenancia, réseau social de la communauté maintenance centré autour de la thématique des compétences vous permet d'améliorer votre visibilité, explications en vidéo.

Le Groupe professionnel "GP11 Maintenance et Fiabilité" des ingénieurs Arts et Métiers vous invite à participer à sa prochaine conférence "Manager de transition, consultant, expert technique: exercer ou faire appel à des compétences pour réussir en 2021".

Notre intervenant sera Jean-Marc DURIEUX qui est le président du REXAM: le Réseau d’Experts indépendants Arts et Métiers.

Le thème abordé concerne les différents métiers de service relatifs à la maintenance et exercés en free-lance: management de transition, conseil, formation et expertise technique. Il sera abordé le statut de free-lance et les formes juridiques pour exercer ces activités. L'état du marché actuel et les perspectives d'évolution de celui-ci seront abordés ainsi que l’accès au marché et la façon pour un free-lance de trouver ses clients.
Pour ceux qui souhaitent en savoir plus sur le travail non salarié il sera présenté les avantages et les modalités pour être membre du REXAM. Pour ceux qui pourraient avoir besoin de faire appel à des experts il sera présenté les outils et modalités pour bénéficier des services des membres du REXAM.

Bonjour à Toutes et à Tous,

Après la mise en ligne, le 18 janvier 2021, du tout nouvel espace "Communautés" nous avons intégré les premières suggestions des utilisateurs et nous annonçons maintenant le lancement officiel de Maintenancia, la première application qui donne la parole à la communauté Maintenance.

Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux accompagne le communiqué de presse :

Le 1er module ouvert à la communauté donne la parole aux clubs maintenance et aux écoles. Il permet aux club-maintenance de créer leur page et d’annoncer leurs événements, leur actualité (conférences, webinaires, visites de site, formations, …) pour donner de la visibilité à leur dynamique.
Dans le même cadre, les écoles et centres de formation sont invités à créer leur page école pour faire connaître leur formations et leur actualité (journée porte-ouvertes, concours, réalisations …) afin d’accompagner les jeunes qui souhaitent se former à ces métiers et garder du lien avec leurs anciens élèves. Les enseignants qui gèrent des blogs à destination de leurs étudiants peuvent également profiter de cet outil pour communiquer : pas de gestion serveur, pas de problèmes techniques, tout le temps est dédié à partager de l’enseignement pertinent.

Ces pages sont comparables à des mini-sites internet interactifs qui permettent aux organisations de rester connectées avec leur communauté. Contrairement à un site web classique ou aux réseaux sociaux généralistes qui imposent un effort de référencement, les communautés créées sur la plateforme thématique Maintenancia sont immédiatement visibles auprès d’une audience qualifiée.

L’internaute peut s’abonner aux pages et aux thématiques qui l’intéressent pour être informé en temps réel de la publication de nouvelles informations. Il peut interagir avec la communauté en commentant et en partageant.

Et comme le numérique est aujourd’hui « à portée de main », le site Maintenancia se décline d’ores et déjà en une application disponible sur Google Play et App Store.

Lien vers l'appli Android : https://play.google.com/store/apps/details?id=com.maintenancia.android

A bientôt !

Miroslav

17 Mar 21
Lille, Hauts-de-France, France
6 Feb 21
Anglet, Nouvelle-Aquitaine, France

Timothée, diplômé d’un Bac Pro MSMA en 2006, 15 ans d’expérience est responsable maintenance depuis 2 ans dans un entrepôt logistique d’une entreprise de vente à distance.
Il y a 2 ans, l’entreprise investit dans des systèmes automatisés pour la préparation des colis et le convoyage. Elle embauche son premier responsable maintenance pour assurer le suivi et la disponibilité des machines. Timothée, avec son expérience acquise dans l’industrie, construit alors la stratégie de maintenance de cette entreprise tout en assurant lui-même les interventions et le suivi des prestataires.

#podcast

Écouter le podcast :

Disponible sur toutes les plateformes de podcast Deezer, Itunes, Spotify

COMMENT BIEN AUTOMATISER

  vmevahs6glihyt5crt9aadwbhqhmd5ay.jpg   Les responsables de maintenance, qui participent avec les services (ou bureaux) d’ingénierie, à la conception d’automatisations de leurs processus, se posent, avant toute décision, les questions suivantes :

- Quand pouvons-nous automatiser un processus sans faire courir un risque de non fiabilité à la production, des surcoûts à l’Entreprise, des échecs aux bureaux d’étude et aux constructeurs de moyens ?

- Quelle est la bonne stratégie d’automatisation ? Comment réussir le passage d’un mode manuel à un mode automatisé ?

- Quels sont les critères d’automatisation ?

La complexité des automatismes est une composante importante de la complexité produit-process et donc des coûts et de la performance. Savoir faire simple n’est pas toujours évident.

« Le confort et la sophistication sont source d’ennuis. La simplicité et la rusticité sont gages de performances ». Des rentabilités estimées peuvent avoir été surévaluées. Des fiabilités prévisionnelles difficiles à atteindre et à maintenir. Un personnel de maintenance insuffisamment formé.

I - Quel type d'automatisme? :

     Peut-être faut-il commencer par préciser les différents moyens correspondants aux différents niveaux d’automatisation. On peut par exemple citer :

- Les aide-opérateurs qui sont des moyens simples pour manutentionner des charges lourdes (du type palonnier suspendu à un équilibreur)

- Les assistances qui sont des installations simples, support d’un outillage géométrique, plus ou moins mécanisées, avec ou sans automate ou séquenceur, à nombre limité d’actionneurs, pilotées par un opérateur.

- Les moyens semi-automatiques qui sont des installations plus ou moins mécanisées, avec automate ou séquenceur, avec des actionneurs permettant de faire une partie du cycle en automatique et une autre partie en manuel, pilotées par un opérateur.

- Les moyens automatiques qui sont des installations mécanisées avec automate ou séquenceur, avec des actionneurs permettant de faire l’ensemble du cycle en automatique, sans opérateur.

II - Préconisations :

     Nous pouvons alors préconiser pour ces moyens semi-automatiques et automatiques, le respect des principes suivants :

1) Développer une culture de limitation de l’automatisation.

     Surtout automatiser au juste nécessaire. Inutile de vouloir automatiser systématiquement une fonction entière : préhension, pose, vissage ou encollage, évacuation (l’approvisionnement automatique des vis peut poser par exemple des problèmes)

2) Gérer l’innovation par palier.

     On peut par exemple prévoir d’abord un moyen semi-automatique (avec maintien d’un opérateur) avant de passer directement à un moyen totalement automatique. C’est une manière de maîtriser graduellement la fiabilité et les performances, en étalant les coûts d’investissement.

C’est aussi amener dans un atelier des niveaux d’automatisation en nombre progressif permettant aux personnes en production et en maintenance de « digérer » toutes les nouveautés.

C’est avoir une démarche de progrès continu.

3) Définir des critères d’automatisation, propres aux métiers ou à l’entreprise.

      Pour bien automatiser, il faut :

- a) Un produit adapté (accessibilité et jeux de passage, précision de positionnement, pilotes et trous pour pilotage, référencements : « bien poser, c’est bien prendre », surfaces d’encollage suffisantes, trajectoires de vissage directes…. Il est impératif que les tolérances demandées aux constructeurs d’automatismes, soient au préalable « négociées » et contractuelles avec le bureau d’études produit (tolérances de positionnement, de réglage, de serrage, d’affleurage, de remplissage…)

- b) Une faible diversité du produit (il faut éviter les changements d’outils, de platine de manutention, de table de vissage…)

- c) Une rentabilité satisfaisante (prendre en compte tous les paramètres : main d’œuvre, qualité, retouches, sécurité, énergies…)

- d) Une fiabilité prévisionnelle contractuelle avec le fournisseur mais aussi avec la production

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     Augmenter la fiabilité, c’est prévoir un minimum d’actionneurs, un minimum de pièces en mouvement, c’est maîtriser les référentiels et les dispersions par des pilotes , des plaques flottantes (rendre les moyens les plus tolérants, réduire les contraintes, évaluer des dispersions réalistes, faire les chaînes de cotes)…c’est séparer les fonctions ( de pose et de fixation par vissage par exemple), c’est utiliser des moyens standards déjà connus dans l’atelier ou l’usine : robots, tables de manutention, ascenseurs/descenseurs, visseuses…

4) Développer l’assurance qualité des études et des réalisations des automatismes.

     Toute la fiabilité se joue dès la conception du moyen : nombre d’actionneurs, technologies employées, dimensionnement des structures, des mécanismes, des moteurs, des vérins…, qualité du passage des câbles et de leur hygiène, accessibilité des organes (prévoir la facilité de leur échange. L’ordre chronologique et les accessibilités de premier montage chez le constructeur de machines ne sont pas les mêmes qu’en dépannage sur site).

5) Faciliter le diagnostic de la panne.

     Intégrer dans les programmes automates le maximum de paramètres de surveillance d’états, fournir dans les synoptiques un maximum d’information pour aider aux diagnostics des pannes, visualiser l’état des détecteurs de proximité, visualiser les zones de fonctionnement normal sur les appareils de mesure…

6) Développer les recyclages automatiques.

     Il est souvent très long et très perturbant de recycler en mode manuel une installation automatisée, liée à des manutentions de pièces (ou non), arrêtée en plein milieu de son cycle pour une raison inconnue. C’est alors dans ce cas que bien souvent des solutions de « forçages » entrainent des catastrophes (casses, temps passé, coûts, perte de pièces, non qualité, retouches…)

7) Prévoir les marches de substitution.

     En cas de panne de l’installation automatisée, la marche de substitution permet de produire, dans des conditions particulières de temps de cycle, de gamme opératoire (rajout d’opérateurs), avec un niveau de qualité respecté. elle peut être constituée d’une partie de l’installation automatisée (chargement/déchargement pièce par exemple, vissage, manutention…) ou d’un autre moyen indépendant du moyen principal (chariot, assistance opérateur, circuit parallèle de manutention…)

     La marche de substitution doit être « douloureuse » pour forcer la production et la maintenance à maintenir en état l’installation principale. Une installation trop souvent en panne et qui peut être très facilement remplacée par sa marche de substitution (autre petit moyen manuel par exemple), ne se verra pas pris suffisamment en considération et avec persévérance, dans des plans d’améliorations conséquents. C’est tellement facile de rajouter un ou deux opérateurs et de redémarrer la production.

     La marche de substitution doit être prévue dès la conception du moyen principal, intégrée au cahier des charges.

     Les procédures de mise en œuvre et d’utilisation, doivent figurer dans le Dossier d’exploitation du moyen.

     Mais elle n’est pas systématique (pas pour les manutentions de pièces par exemple, pas pour des installations dont la marche de substitution serait trop compliquée)

8) Capitaliser, réinvestir l’expérience.

   « Copier c’est gagner », standardiser, aboutir à des moyens « catalogue ». On n’investit qu’une partie des études, un complément, une adaptation. On bénéficie des plans d’améliorations et de fiabilisation successifs apportés sur les installations existantes identiques par les intervenants du (ou des) site(s).

     Ceci nécessite en premier lieu la bonne tenue des carnets d’entretien des installations sur site avec leur historique d’arrêts longs, de modifications, de temps de cycle, de leurs conditions initiales. Des dossiers machines complets et actualisés.

     « Ceux qui oublient le passé, se condamnent à le revivre » (G.Santayana)

9) Développer les compétences internes.

     Les compétences associées aux moyens automatiques doivent être anticipées, définies dès les études des moyens et des AMDEC et les formations nécessaires doivent être réalisées chez les fournisseurs des moyens. La meilleure des formations consiste à assister et à participer chez eux, aux premiers essais et premières mises au point des moyens.

     Ce personnel de maintenance ainsi formé, pourra jouer le rôle de formateur relais pour les autres professionnels de maintenance du site.

10) Mieux utiliser les compétences externes.

     Des contrats peuvent être passés aux démarrages des installations avec le fournisseur du moyen pour une assistance technique, limitée en durée, permettant aux professionnels de maintenance de s’approprier et maîtriser ces moyens. Avec le risque d’une présence du fournisseur trop longue , freinant et retardant la prise en main par le personnel de maintenance du site (plus le fournisseur reste, et moins la maintenance est intéressée pour prendre la main, c’est tellement plus facile…).De plus, le fournisseur dépanneur aura tendance à masquer certains petits défauts ou arrêts courts répétitifs, à reporter ces dysfonctionnements sur une qualité produit insuffisante ou des dispersions produit trop grandes, et retarder la montée en fiabilité de l’installation.

III - Quand doit-on automatiser ?

- Quand des conditions de travail sont pénibles, l’automatisation permet d’éviter des maladies professionnelles, supprime des postes d’opérateurs les bras en l’air, dans des postures pénibles ou manipulant des charges lourdes, dans des conditions de température difficiles (sorties de four…)

- Quand une qualité ou des tolérances sont difficiles à obtenir en manuel, l’automatisation permet d’obtenir des résultats constamment bons.

C’est le cas de la dépose de cordon de mastic ou d’étanchéité par exemple, ou de couples de serrage de sécurité importants à respecter.

- Quand des conditions d’hygiène s’imposent et le permettent (industries alimentaires, pharmaceutiques...)

- Quand des processus de fabrication nécessitent un fonctionnement rapide et continu, à temps de cycle très court (exemple l’embouteillage, la verrerie, certaines industries alimentaires…)

- Quand la mécanisation et l’automatisation est simple et peu coûteuse (manutentions par bandes transporteuses, par convoyeurs…)

- Quand une gestion d’articles ou de produits automatisée permet d’éviter des erreurs humaines d’orientations, de collectages, de tris (logistique, bagagerie, tri postal…)

- Quand une augmentation de productivité est ainsi possible, permettant d’être plus compétitif.

Conclusion

     Ainsi donc, c’est en participant très tôt à la conception produit, que les services de maintenance investissent pour les futures performances de leurs installations, pour une fiabilité prévisionnelle optimale, une montée en cadence conforme aux prévisions. Les services de maintenance usine ont leur mot à dire sur le choix des futures automatisations, leurs niveaux, les technologies utilisées. Des cahiers des charges standards prenant en compte une expérience formalisée et définissant des conditions quantifiées de démarrage et d’atteinte des objectifs de performance, des réceptions d’installations testées chez les fournisseurs dans des situations les plus proches de la réalité, une formation des opérateurs et des professionnels de maintenance anticipée, voilà les conditions de réussite d’une bonne automatisation d’un processus.

      L’intelligence artificielle, les capteurs d’information qui deviennent de plus en plus communicants, la miniaturisation des composants, l’augmentation des capacités mémoires, les algorithmes de plus en plus performants, l’arrivée des tablettes numériques, les traitements d’image encore plus rapides et perfectionnés…toutes ces évolutions technologiques n’ont pas fini de faciliter, d’amplifier les niveaux d’automatisation possibles de nos entreprises industrielles, mais aussi de simplifier le travail des professionnels de maintenance, dont la formation et la gestion des compétences ne devront pas être sous-estimées.

     « Des défis aussi difficiles à relever qu’enthousiasmants à réussir »

Bonne maintenance

Olivier

Le groupe de projet "Association des anciens" du MS Management de la maintenance vous souhaite ses meilleurs vœux !

 

Campus Veolia Sud-Ouest et son CFA proposent des formations en alternance. Ce lieu d’apprentissage, alliant théorie et pratique, contribue fortement à positionner l’entreprise comme référence du développement durable.

L’investissement en matière de formation témoigne de la volonté de Veolia de faciliter l’insertion des demandeurs d’emploi, de développer en permanence les compétences de ses salariés, de s’adapter en permanence à des métiers sans cesse plus complexe et de contribuer à la dynamique de la vie économique locale.

Campus Veolia Sud-Ouest dispose des installations suivantes :

  • 300m² d'espaces entièrement équipés (audio, vidéo, mobilier)
  • Atelier technique de 500m² 
  • 1 restaurant 
  • Hébergement : 50 chambres
  • Parking : 150 places

 

Au cœur de la région Rhône-Alpes, Campus Veolia de Jonage / Lyon (69) assure la professionnalisation des acteurs des métiers de service à l’environnement. 

Le Campus propose des titres et des diplômes en alternance sur les métiers de l’environnement, dispensés par des formateurs spécialistes issus du terrain. 

Bénéficiant d'un emplacement privilégié à 25 minutes en tramway du cœur de Lyon et 10 minutes en RhônExpress de l'aéroport international Lyon-Saint Exupéry, Campus Veolia Rhin Rhône Méditerranée dispose des installations suivantes :

  • 1 amphithéâtre de 150 places entièrement
  • 55 chambres
  • 1 restaurant 
  • 100 places de parking

Véritable plateforme de compétences, Campus Veolia de Jouy-Le-Moutier (95) répond au plus près aux besoins des métiers de service à l’environnement.

Dans le cadre de la formation initiale, Campus assure la préparation en alternance de diplômes professionnels du CAP au Master. sur les métiers de la gestion de l’eau, des déchets et de l’optimisation énergétique.

Conçus par et pour des professionnels, les prestations sont par définition en phase avec nos métiers et nos enjeux.  Au cœur d'un parc paysager de 22 hectares Campus Veolia Seine & Nord dispose des installations suivantes :

  • 1 auditorium de 500 places 
  • 1 amphithéâtre de 150 personnes 
  • Près de 300 chambres
  • 2 salles de restaurant 
  • 300 places de parking
25 Mar 21
25 Avenue Lionel Terray, Jonage, Auvergne-Rhône-Alpes, France

Le métier

Technicienne / Technicien d'exploitation

Vous intégrerez une équipe de techniciens et serez chargé de la maintenance et de la gestion des équipements de  chauffage, de climatisation et de production d’électricité.

Vous pourrez être amené à intervenir sur des équipements industriels tels que :

  • Les systèmes chauffage, climatisation et traitement d’eau
  • Les systèmes d’automatisme et de régulation
  • Les systèmes de production par énergies renouvelables et énergies fossiles
  • Les systèmes hydrauliques et aérauliques de distribution de chauffage et climatisation

Programme : 

  • Enseignement général :
    Français, Histoire et Géographie, Mathématiques, Sciences Physiques, Éducation Physique et Sportive, Anglais, Arts Appliqués.
  • Enseignement professionnel, technologique et scientifique :
    Physique Appliquée, Technologie chaud, Froid et climatisation, Automatisme et Régulation, Chimie, Acoustique, Économie et Gestion, Sécurité, Environnement, Certificat de Sauveteur Secouriste du Travail, Prévention Santé Environnement.

Pendant votre formation et dans le cadre d’un contrat de travail en alternance, vous serez guidé et accompagné par un maître d’apprentissage/tuteur et une équipe pédagogique.

Prérequis : 

Être titulaire d’un CAP/BEP métiers de l’électronique, installateur thermique, installateur sanitaire, installateur en équipements électriques ou froid climatisation.

Modalités : 

La formation est accessible en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation et prévoit votre rémunération par l'entreprise. 
Elle se déroule sur une période d'alternance de 2 ans avec 2 semaines en entreprises et 2 semaines en CFA (1330 heures de formations soit 40 semaines).

L'ensemble des formations du Campus est ouvert aux femmes et aux hommes.

Venez découvrir notre Bac Pro MSPC – Maintenance des Systèmes de Production Connectés

Le Bac Pro Maintenance des Systèmes de Production Connectés MSPC (anciennement MEI) a pour but de former des professionnels capables d’assurer la maintenance d’installations à caractère industriel. C’est un diplôme d’État délivré par le ministère de l’Éducation nationale qui permet de travailler immédiatement après son obtention ou de poursuivre des études supérieures.

Voici une petite vidéo de présentation de l’atelier MAINTENANCE DES SYSTÈMES DE PRODUCTION CONNECTÉS

Miroslav Lukic, fondateur de la plateforme Maintenancia, nous parle de l’évolution des compétences des ingénieurs dans la maintenance 4.0.

Dans l'usine du futur, grâce aux capteurs connectés à l'IoT, la maintenance 4.0 s’appuiera sur l'Intelligence Artificielle (IA) pour définir une stratégie de maintenance prévisionnelle performante (predictive maintenance en anglais) pour améliorer fiabilité et productivité. Cette révolution technologique demandera aux techniciens de maintenance et ingénieurs d’acquérir de nouvelles compétences.
Podcast enregistré le 6 octobre 2020 lors d’une conférence pour les Éditions « Techniques de l’ingénieur».

#podcast

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Maintenance : comment bien capitaliser son expérience...              

            En maintenance une démarche de capitalisation d’expériences est primordiale. C’est la somme du vécu de chaque intervenant qui constitue trop souvent l’historique d’une machine. Dans les réunions autour des plans de nouvelles machines à l’ingénierie ou chez les fournisseurs, les professionnels de maintenance qui y participent ne « remontent » principalement que les problèmes qu’ils ont rencontrés dans leur atelier. La maintenance n’est pas assez méthodique, mais toujours critique vis-à-vis des concepteurs et des fournisseurs d’installations. Elle possède rarement l’historique de toutes les modifications et améliorations apportées tout au long de la vie d’une machine (type carnet d’entretien par exemple).

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« La capitalisation, c’est un trésor à transmettre »

« C’est le passage de l’expérience à la connaissance partageable » (P.Zutter)

     Avec un turn-over du personnel qui peut être important dans certaines entreprises, les départs en retraite, la sous-traitance de certaines activités, le nombre de projets croissant, l’environnement complexe, incertain, et de plus en plus concurrentiel… la capitalisation est une démarche importante et nécessaire pour une entreprise.

La capitalisation d’expériences doit être :

1)Rigoureuse
      C’est un travail qui part de la pratique, pour enrichir la pratique. La capitalisation doit permettre de tirer des enseignements de l’expérience qui puissent servir à des interventions ultérieures.
      Les pannes d’une machine, d’une installation suivent en général la loi des 80/20. 80% des pannes sont les mêmes et se reproduisent dans le temps. Mais dans ces 80% il y a des pannes « vicieuses » qui ont été particulièrement perturbantes pour la fabrication, aussi bien en temps d’arrêt (diagnostic long, erroné…) ou en temps de réparation important ( échange d’un réducteur, ou d’un organe nécessitant de lourds moyens de manutention…) qu’en coût (perte de production, main d’œuvre passée, pièces de rechange, prestation extérieure..).     

      C’est ce genre de panne qu’il faut éviter de retrouver et dans la vie de la machine ou de l’installation, et dans les futures machines identiques.
      Quand on pose la question : « Dis-moi ce qui ne va pas sur cette machine », les intervenants ne se souviendront pour la plupart, que des dernières pannes ou seulement des petits tracas quotidiens « avec lesquels on vit »…Mais si l’on pose la question : « on doit refaire une machine identique à celle-ci, que doit-on éviter de reproduire ? » on n’aura qu’une liste incomplète et fausse du vécu, associée à des mémoires défaillantes et sans analyse quantifiée, formalisée.

2) Permanente
      Elle se fait normalement en cours d’action, en continu, lors de jalons projets, lors de retours d’interventions. Il ne faut pas attendre trop longtemps pour rédiger quelques lignes qui reprendront, par exemple, les raisons d’un arrêt long très perturbant, l’analyse des causes qui en a été faite, les modifications apportées. « Le meilleur moment, c’est tout de suite ». C’est dans la pratique quotidienne de leur activité que les personnels de maintenance doivent sauvegarder les connaissances acquises durant les dépannages, les retours d’expérience après une révision générale ou un important démontage, partager les savoir-faire correspondant à une technologie de pointe…

3) Formalisée
« Les écrits restent »
      Les connaissances à capitaliser doivent être explicitées, puis formalisées. Le recueil des informations permettant de décrire et d’illustrer ce qui a été identifié, l’organisation, les supports, l’archivage… doivent être correctement définis.

      Exemple de démarche : Après chaque arrêt long (dont le seuil est à définir) un groupe de travail de 3 personnes (intervenants et Méthodes maintenance) remplit le formulaire d’incident majeur. Après avoir indiqué les causes (détectées, analysées) et les remèdes employés (modifications…) ce groupe de travail doit remplir la case « capitalisation ». Une copie de ce formulaire est ensuite rajoutée au dossier machine.

      Les supports peuvent être variés. Le support papier est disponible sous forme de formulaires à renseigner. L’ensemble des fiches est rangé dans un classeur accessible à tous (faible coût et mise en œuvre rapide). Mais ce type de support présente l’inconvénient d’être réservé à quelques utilisateurs d’un même secteur géographique. Ce type de support est choisi quand la capitalisation enrichit le dossier machine qui reste encore bien souvent sous forme dossier papier.

      Le support informatique peut être une base de données du type ACCESS ou de simples tableaux EXEL. C’est le cas quand la capitalisation s’intègre à la démarche TPM. Ce support à l’avantage d’être simple d’utilisation (accessible à tous les intervenants, les mises à jour et les sauvegardes faciles) mais aussi transférable d’un secteur à un autre. Ce qui permet au personnel de maintenance de communiquer des retours d’expérience à d’autres sites différents qui utilisent aussi le même type de matériel, les mêmes technologies…

      La démarche de formalisation peut se faire de 2 manières différentes : elle peut être conduite par une seule personne (Méthode maintenance par exemple) qui recueille les données auprès des experts ou des intervenants et qui les formalise ensuite, ou par auto-capitalisation par les collaborateurs eux-mêmes.

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4) La capitalisation est l'affaire de tous:

     Le savoir appartient et se trouve auprès de ceux qui sont les acteurs de l’action. Il appartient au responsable de maintenance d’animer son équipe pour que chacun se sente responsable du savoir qu’il peut transmettre. Ce n’est pas seulement l’affaire d’un service ingénierie ou du GATM (groupe d’assistance technique maintenance) de l’atelier. C’est valoriser ce que l’on sait faire, c’est modéliser les savoirs pour ne pas les perdre.

     La capitalisation est d’abord locale. Elle est pratiquée au niveau atelier, par les intervenants les plus proches des installations. Mais dans des entreprises suffisamment grandes pour avoir plusieurs sites de production plus ou moins identiques, la capitalisation doit « rayonner » sur l’ensemble des secteurs. C’est un des objectifs des « Clubs Métiers » chez RENAULT.
      Un Club Métier est une instance regroupant, trimestriellement, les responsables maintenance d’un même métier des différents sites, instance de réflexions et d’élaborations de propositions orientées sur les performances industrielles du métier. A partir d’une base de données d’indicateurs, elle identifie les points durs, les « best practices », propose des standards du métier, les cibles de performances et de coûts, les organisations, les objectifs du métier. Elle est pilotée par un des responsables maintenance. C’est un excellent moyen très apprécié de tous les participants pour capitaliser l’expérience de chacun et en faire part à tous. L’ordre du jour prévoit à chaque réunion, « un tour de table » spécifique pour ce partage.

Conclusion

     Ainsi donc, la capitalisation est en maintenance une véritable richesse qu’il convient de gérer au mieux. L’intégration de savoir-faire consolidés dans des processus industriels améliore leur productivité et leur compétitivité. Partager ses connaissances ne favorise-t-il pas l’autonomie, n’est-il pas valorisant de formaliser les meilleures pratiques de l’entreprise, de les faire progresser et de lui apporter ainsi des gains en terme de coûts, délais et de qualité ?.

Bonne maintenance.

Olivier

Stéphane est enseignant de Maintenance des Équipements industriels dans un lycée professionnel des métiers depuis 14 ans. Son expérience de 12 ans en industrie agroalimentaire lui permet d'être crédible face aux jeunes qu'il accueille à la sortie de 3e pour les préparer en 3 ans au Bac Pro MEI. Ce qui le motive c'est de transmettre un métier, un savoir-faire et de voir les jeunes, parfois en situation d'échec scolaire, retrouver de la confiance en eux, s'épanouir et gagner en autonomie à la fois dans l'univers professionnel et dans leur vie personnelle. Il nous parle du programme qui - de la 2nde à la terminale- mêle cours théoriques et applications pratiques dans des domaines tels que l'électricité, la mécanique, l'hydraulique pour former des techniciens polyvalents, capables de diagnostics complexes, véritables « médecins généralistes » des machines. Ils peuvent ensuite poursuivre des études en bac +2, faire le choix d'une MC (mention complémentaire) d'un an pour se spécialiser ou encore entrer sans difficulté sur le marché du travail.

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