Maintenancia
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2021 : Emploi-MaintenanceIndustrielle devient Maintenancia. 

2021 : Emploi-MaintenanceIndustrielle devient Maintenancia

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De l'information pertinente proposée par ceux qui font la maintenance au quotidien.

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25 Mar 21
25 Avenue Lionel Terray, Jonage, Auvergne-Rhône-Alpes, France

Le métier

Technicienne / Technicien d'exploitation

Vous intégrerez une équipe de techniciens et serez chargé de la maintenance et de la gestion des équipements de  chauffage, de climatisation et de production d’électricité.

Vous pourrez être amené à intervenir sur des équipements industriels tels que :

  • Les systèmes chauffage, climatisation et traitement d’eau
  • Les systèmes d’automatisme et de régulation
  • Les systèmes de production par énergies renouvelables et énergies fossiles
  • Les systèmes hydrauliques et aérauliques de distribution de chauffage et climatisation

Programme : 

  • Enseignement général :
    Français, Histoire et Géographie, Mathématiques, Sciences Physiques, Éducation Physique et Sportive, Anglais, Arts Appliqués.
  • Enseignement professionnel, technologique et scientifique :
    Physique Appliquée, Technologie chaud, Froid et climatisation, Automatisme et Régulation, Chimie, Acoustique, Économie et Gestion, Sécurité, Environnement, Certificat de Sauveteur Secouriste du Travail, Prévention Santé Environnement.

Pendant votre formation et dans le cadre d’un contrat de travail en alternance, vous serez guidé et accompagné par un maître d’apprentissage/tuteur et une équipe pédagogique.

Prérequis : 

Être titulaire d’un CAP/BEP métiers de l’électronique, installateur thermique, installateur sanitaire, installateur en équipements électriques ou froid climatisation.

Modalités : 

La formation est accessible en contrat d'apprentissage ou de professionnalisation et prévoit votre rémunération par l'entreprise. 
Elle se déroule sur une période d'alternance de 2 ans avec 2 semaines en entreprises et 2 semaines en CFA (1330 heures de formations soit 40 semaines).

L'ensemble des formations du Campus est ouvert aux femmes et aux hommes.

Venez découvrir notre Bac Pro MSPC – Maintenance des Systèmes de Production Connectés

Le Bac Pro Maintenance des Systèmes de Production Connectés MSPC (anciennement MEI) a pour but de former des professionnels capables d’assurer la maintenance d’installations à caractère industriel. C’est un diplôme d’État délivré par le ministère de l’Éducation nationale qui permet de travailler immédiatement après son obtention ou de poursuivre des études supérieures.

Voici une petite vidéo de présentation de l’atelier MAINTENANCE DES SYSTÈMES DE PRODUCTION CONNECTÉS

Miroslav Lukic, fondateur de la plateforme Maintenancia, nous parle de l’évolution des compétences des ingénieurs dans la maintenance 4.0.

Dans l'usine du futur, grâce aux capteurs connectés à l'IoT, la maintenance 4.0 s’appuiera sur l'Intelligence Artificielle (IA) pour définir une stratégie de maintenance prévisionnelle performante (predictive maintenance en anglais) pour améliorer fiabilité et productivité. Cette révolution technologique demandera aux techniciens de maintenance et ingénieurs d’acquérir de nouvelles compétences.
Podcast enregistré le 6 octobre 2020 lors d’une conférence pour les éditions « Techniques de l’ingénieur».

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Maintenance : comment bien capitaliser son expérience...

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     En maintenance une démarche de capitalisation d’expériences est primordiale. C’est la somme du vécu de chaque intervenant qui constitue trop souvent l’historique d’une machine. Dans les réunions autour des plans de nouvelles machines à l’ingénierie ou chez les fournisseurs, les professionnels de maintenance qui y participent ne « remontent » principalement que les problèmes qu’ils ont rencontrés dans leur atelier. La maintenance n’est pas assez méthodique, mais toujours critique vis-à-vis des concepteurs et des fournisseurs d’installations. Elle possède rarement l’historique de toutes les modifications et améliorations apportées tout au long de la vie d’une machine (type carnet d’entretien par exemple).

« La capitalisation, c’est un trésor à transmettre »

« C’est le passage de l’expérience à la connaissance partageable » (P.Zutter)

     Avec un turn-over du personnel qui peut être important dans certaines entreprises, les départs en retraite, la sous-traitance de certaines activités, le nombre de projets croissant, l’environnement complexe, incertain, et de plus en plus concurrentiel… la capitalisation est une démarche importante et nécessaire pour une entreprise.

La capitalisation d’expériences doit être :

1)Rigoureuse
      C’est un travail qui part de la pratique, pour enrichir la pratique. La capitalisation doit permettre de tirer des enseignements de l’expérience qui puissent servir à des interventions ultérieures.
      Les pannes d’une machine, d’une installation suivent en général la loi des 80/20. 80% des pannes sont les mêmes et se reproduisent dans le temps. Mais dans ces 80% il y a des pannes « vicieuses » qui ont été particulièrement perturbantes pour la fabrication, aussi bien en temps d’arrêt (diagnostic long, erroné…) ou en temps de réparation important ( échange d’un réducteur, ou d’un organe nécessitant de lourds moyens de manutention…) qu’en coût (perte de production, main d’œuvre passée, pièces de rechange, prestation extérieure..).     

      C’est ce genre de panne qu’il faut éviter de retrouver et dans la vie de la machine ou de l’installation, et dans les futures machines identiques.
      Quand on pose la question : « Dis-moi ce qui ne va pas sur cette machine », les intervenants ne se souviendront pour la plupart, que des dernières pannes ou seulement des petits tracas quotidiens « avec lesquels on vit »…Mais si l’on pose la question : « on doit refaire une machine identique à celle-ci, que doit-on éviter de reproduire ? » on n’aura qu’une liste incomplète et fausse du vécu, associée à des mémoires défaillantes et sans analyse quantifiée, formalisée.

2) Permanente
      Elle se fait normalement en cours d’action, en continu, lors de jalons projets, lors de retours d’interventions. Il ne faut pas attendre trop longtemps pour rédiger quelques lignes qui reprendront, par exemple, les raisons d’un arrêt long très perturbant, l’analyse des causes qui en a été faite, les modifications apportées. « Le meilleur moment, c’est tout de suite ». C’est dans la pratique quotidienne de leur activité que les personnels de maintenance doivent sauvegarder les connaissances acquises durant les dépannages, les retours d’expérience après une révision générale ou un important démontage, partager les savoir-faire correspondant à une technologie de pointe…

3) Formalisée
« Les écrits restent »
      Les connaissances à capitaliser doivent être explicitées, puis formalisées. Le recueil des informations permettant de décrire et d’illustrer ce qui a été identifié, l’organisation, les supports, l’archivage… doivent être correctement définis.

      Exemple de démarche : Après chaque arrêt long (dont le seuil est à définir) un groupe de travail de 3 personnes (intervenants et Méthodes maintenance) remplit le formulaire d’incident majeur. Après avoir indiqué les causes (détectées, analysées) et les remèdes employés (modifications…) ce groupe de travail doit remplir la case « capitalisation ». Une copie de ce formulaire est ensuite rajoutée au dossier machine.

      Les supports peuvent être variés. Le support papier est disponible sous forme de formulaires à renseigner. L’ensemble des fiches est rangé dans un classeur accessible à tous (faible coût et mise en œuvre rapide). Mais ce type de support présente l’inconvénient d’être réservé à quelques utilisateurs d’un même secteur géographique. Ce type de support est choisi quand la capitalisation enrichit le dossier machine qui reste encore bien souvent sous forme dossier papier.

      Le support informatique peut être une base de données du type ACCESS ou de simples tableaux EXEL. C’est le cas quand la capitalisation s’intègre à la démarche TPM. Ce support à l’avantage d’être simple d’utilisation (accessible à tous les intervenants, les mises à jour et les sauvegardes faciles) mais aussi transférable d’un secteur à un autre. Ce qui permet au personnel de maintenance de communiquer des retours d’expérience à d’autres sites différents qui utilisent aussi le même type de matériel, les mêmes technologies…

      La démarche de formalisation peut se faire de 2 manières différentes : elle peut être conduite par une seule personne (Méthode maintenance par exemple) qui recueille les données auprès des experts ou des intervenants et qui les formalise ensuite, ou par auto-capitalisation par les collaborateurs eux-mêmes.

La capitalisation est l'affaire de tous:

     Le savoir appartient et se trouve auprès de ceux qui sont les acteurs de l’action. Il appartient au responsable de maintenance d’animer son équipe pour que chacun se sente responsable du savoir qu’il peut transmettre. Ce n’est pas seulement l’affaire d’un service ingénierie ou du GATM (groupe d’assistance technique maintenance) de l’atelier. C’est valoriser ce que l’on sait faire, c’est modéliser les savoirs pour ne pas les perdre.

     La capitalisation est d’abord locale. Elle est pratiquée au niveau atelier, par les intervenants les plus proches des installations. Mais dans des entreprises suffisamment grandes pour avoir plusieurs sites de production plus ou moins identiques, la capitalisation doit « rayonner » sur l’ensemble des secteurs. C’est un des objectifs des « Clubs Métiers » chez RENAULT.
      Un Club Métier est une instance regroupant, trimestriellement, les responsables maintenance d’un même métier des différents sites, instance de réflexions et d’élaborations de propositions orientées sur les performances industrielles du métier. A partir d’une base de données d’indicateurs, elle identifie les points durs, les « best practices », propose des standards du métier, les cibles de performances et de coûts, les organisations, les objectifs du métier. Elle est pilotée par un des responsables maintenance. C’est un excellent moyen très apprécié de tous les participants pour capitaliser l’expérience de chacun et en faire part à tous. L’ordre du jour prévoit à chaque réunion, « un tour de table » spécifique pour ce partage.

Conclusion

     Ainsi donc, la capitalisation est en maintenance une véritable richesse qu’il convient de gérer au mieux. L’intégration de savoir-faire consolidés dans des processus industriels améliore leur productivité et leur compétitivité. Partager ses connaissances ne favorise-t-il pas l’autonomie, n’est-il pas valorisant de formaliser les meilleures pratiques de l’entreprise, de les faire progresser et de lui apporter ainsi des gains en terme de coûts, délais et de qualité ?.

Bonne maintenance.

Olivier

Stéphane est enseignant de Maintenance des Équipements industriels dans un lycée professionnel des métiers depuis 14 ans. Son expérience de 12 ans en industrie agroalimentaire lui permet d'être crédible face aux jeunes qu'il accueille à la sortie de 3e pour les préparer en 3 ans au Bac Pro MEI. Ce qui le motive c'est de transmettre un métier, un savoir-faire et de voir les jeunes, parfois en situation d'échec scolaire, retrouver de la confiance en eux, s'épanouir et gagner en autonomie à la fois dans l'univers professionnel et dans leur vie personnelle. Il nous parle du programme qui - de la 2nde à la terminale- mêle cours théoriques et applications pratiques dans des domaines tels que l'électricité, la mécanique, l'hydraulique pour former des techniciens polyvalents, capables de diagnostics complexes, véritables « médecins généralistes » des machines. Ils peuvent ensuite poursuivre des études en bac +2, faire le choix d'une MC (mention complémentaire) d'un an pour se spécialiser ou encore entrer sans difficulté sur le marché du travail.

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Après un diplôme d’ingénieur Maintenance aux Arts & Métiers, Cécile complète sa formation par un Mastère spécialisé en maintenance (bac+6) en alternance. Un choix qui lui a permis d’entrer dans le monde du travail sans pression ni contraintes. Recrutée par un prestataire de maintenance, elle évolue rapidement d’ingénieur méthode à responsable de contrats de maintenance puis chef de service. L’envie de retrouver un lien fort avec la production la conduit à rejoindre un industriel. En tant que chef de service maintenance, elle va véritablement avoir l’opportunité de développer une stratégie de maintenance. Ayant la main sur des décisions d’investissement à long terme, elle peut optimiser les coûts de maintenance et la disponibilité de l’outil de production.

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Thomas est technicien de maintenance itinérant. Un métier exigeant, sans routine, à la fois technique et très relationnel, qu’il a choisi après une reconversion professionnelle. C’est sa nature curieuse qui l’a conduit vers le métier de technicien de maintenance : la possibilité d’être confronté quotidiennement à de nouvelles notions techniques, de réfléchir et d’acquérir sans cesse de nouvelles connaissances. Travaillant la plupart du temps en autonomie, il sait qu’il peut compter sur ses collègues en cas de difficulté. C’est par son sérieux et son engagement qu’il a acquis la confiance de ses nombreux clients industriels et tertiaires. Emission proposée par Emploi-MaintenanceIndustrielle, plateforme Emploi des professionnels de la maintenance.

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Le thème abordé est la maintenance et le suivi des remontées mécaniques dans les stations de ski.

Nos orateurs présentent, dans le contexte particulier de la montagne, l'organisation du service des remontées mécaniques, les équipes de mécaniciens et d'électriciens dédiés, les sous-traitants spécialisés ainsi que les moyens internes spécifiques nécessaires.

Le transport de personnes, ses contraintes réglementaires, les grandes inspections associées, le tout sur un parc de remontées mécaniques diversifié: téléphériques, télécabines, télésièges, téléskis, tapis, télécordes.
Quelques opérations de maintenance avec des outils spéciaux sont présentés dans le cadre de cette activité qui nécessite d'importants moyens financiers.

Intervenants du Domaine skiable de Valmorel: Antoine BELLET - Promo Cl196 - Directeur Général, ainsi que Luc Carminati - Promo Cl210 - Directeur d'Exploitation.

Le thème abordé concerne l'audit de la maintenance sur les sites européens de la branche produits plats d'ARCELOR MITTAL.
Notre orateur abordera les audits des processus de maintenance, le programme ARMP - Asset Reliability Management program ainsi que l'utilisation du module SAP-PM de gestion de la maintenance dans SAP.
Il sera abordé le principe de ces audits, la description des rôles de maintenance, l'organisation de la maintenance, le déploiement de la méthode RCM - Reliability Centered Maintenance, l'analyse MTA - Maintenance Task Analysis, la sécurité des interventions de maintenance dont la consignation.
Intervenant: Daniel CHEREAU - Promo An177 - travaille comme Maintenance Excellence Specialist pour ARCELOR MITTAL.

Le thème abordé concerne l'étude et la réalisation du plan de maintenance du détecteur de fuite à l’hélium par une approche basée sur la fiabilité en utilisant la méthodologie AMDEC. L'AMDEC est l'Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leur Criticité ou FMEA - Failure Mode and Effects Analysis.
Notre orateur présentera l’équipement concerné, la stratégie de maintenance et les moyens mis en place pour assurer la disponibilité opérationnelle de l’équipement.

Notre intervenant sera Bastien CATTAUX qui suit le cursus d'ingénieur de l'Ecole Nationale Supérieure d'Arts et Métiers, spécialité Mécanique, en partenariat avec l’ITII Provence-Alpes-Côte d’Azur dans la spécialité "maintenance des systèmes de production" enseignée à l'ENSAM d'Aix en Provence.
Après avoir obtenu un BAC STI génie mécanique puis un BTS après-vente automobile Bastien a été successivement opérateur de production puis technicien de maintenance et enfin coordinateur d'équipe de maintenance chez ST MICROELECTRONICS où il a travaillé 7 ans.
En 2016, Bastien a rejoint l'entreprise SARTORIUS dans la division Bioprocess Solutions / Fluid Management Technologies comme technicien de maintenance sur une nouvelle technologie de machine qui fait des tests d'étanchéité par gaz traceur sur des poches médicales.
En parallèle, Bastien suit le cursus d'ingénieur de l'Ecole Nationale Supérieure d'Arts et Métiers, spécialité Mécanique, en partenariat avec l’ITII Provence-Alpes-Côte d’Azur dans la spécialité "maintenance des systèmes de production" enseignée à l'ENSAM d'Aix en Provence. Les études FITE sont dirigées par Cyril FAILLAT - Promo KIN193 - qui est aussi enseignant en énergétique et maintenance à l'ENSAM d'Aix en Provence.

27 Mar 21
Passy, Auvergne-Rhône-Alpes, France

Dans l'usine du futur, grâce aux capteurs connectés à l'IoT, la maintenance 4.0 s’appuiera sur l'Intelligence Artificielle (IA) pour définir une stratégie de maintenance prévisionnelle performante (predictive maintenance en anglais) pour améliorer fiabilité et productivité. Cette révolution technologique demandera aux techniciens de maintenance et ingénieurs d’acquérir de nouvelles compétences.

 
 

Maintenance 4.0 : une ressource-clé dans l'industrie du futur

L'industrie du futur, aussi appelée "Industrie 4.0", ou "Smart Factory" est un concept dans lequel les technologies numériques intègrent le quotidien de l’usine. Après l'automatisation et la robotisation, l'usine 4.0 marque le passage à la 4e révolution industrielle.

L'industrie 4.0 correspond à une nouvelle façon d’organiser les moyens de production qui s'appuie notamment sur la digitalisation des outils et des méthodes en vue d'augmenter la productivité.

Du fait des investissements nécessaires et du changement de culture industrielle qu'elle implique, la mise en œuvre à grande échelle de l'usine 4.0 est pour le moment visible dans un petit nombre de sites de production.

La stratégie de maintenance de ces équipements ultra-connectés se verra également impactée : c’est le passage à la Maintenance 4.0.

Maintenance 4.0 : des capteurs connectés à l'IoT

Maintenance 4.0 capteurs connectés IoT

L'IoT, acronyme de "Internet Of Things" (Internet des Objets en français) désigne un écosystème dans lequel les objets physiques, connectés à Internet, peuvent générer et transmettre des données en vue d'être exploitées pour créer de la valeur pour les utilisateurs. De façon concrète, dans la maintenance 4.0, l’utilisation sur les machines de production de capteurs en tous genres reliés à Internet, permet une collecte massive de données sur les caractéristiques du process. Ces données recueillies en masse et en temps réel vont pouvoir être exploitées et analysées grâce au traitement du Big Data.

L'intelligence artificielle capable d'établir des algorithmes et des modélisations va accompagner le quotidien des ingénieurs maintenance dans leur prise de décision. Pour les techniciens de maintenance, l'arrivée d'innovations numériques telles que la réalité augmentée et virtuelle, les lunettes connectées, par exemple en complément des tablettes et smartphones dotés d'applications mobiles, leur offrira un accès plus direct aux documentations, aux historiques de pannes, aux mesures en temps réel afin de faciliter le diagnostic.

Maintenance 4.0 : vers une évolution de la stratégie préventive

Maintenance 4.0 Stratégie préventive évolue

A côté de la maintenance corrective, - qui est une intervention non planifiée pour cause d'un dysfonctionnement machine, occasionnant des pertes de productivité - on trouve la maintenance préventive qui occupe la plus grande partie du temps de travail du service maintenance. Le plan de maintenance préventive consiste d’une part en : - une maintenance préventive systématique basée sur un échéancier de remplacement de composants - échéancier qui est fonction du temps, du nombre de pièces, …. - à laquelle s’ajoute une maintenance préventive conditionnelle qui comme sont nom l’indique est conditionnée par l’atteinte de seuils définis préalablement. Elle permet d’optimiser l’usage de pièces de rechange grâce à des techniques telles que : Analyse d’huile, mesures vibratoires, thermographie infrarouge, mesures d’épaisseur, … Toute une série de contrôles qui permettent au technicien d’ausculter et de suivre la santé des machines.

L’intégration de nouvelles technologies "intelligentes" liées au numérique, la possibilité d’intégrer de nombreux capteurs, notamment dans des emplacements jusque là difficiles à surveiller manuellement, va permettre aux services maintenance 4.0 de récolter un très grand nombre de données pour suivre en temps réel et au plus près l’évolution des équipements.

La maintenance prévisionnelle est la clé de la maintenance 4.0

Maintenance prévisionnelle dans l'industrie 4.0

Dans l'usine 4.0, la récolte en masse de données - en temps réel et au plus près de l'évolution des équipements - associée au potentiel de l'IA ouvrent de nouvelles perspectives à la stratégie de maintenance préventive : elle va pouvoir devenir "maintenance prévisionnelle" (appelée "predictive maintenance", chez nos voisins anglo-saxons - et à tort maintenance prédictive en français par abus de langage).En s'appuyant sur les modélisations et simulations, cette maintenance prévisionnelle permettra d’aller plus loin dans la connaissance du process industriel de façon à anticiper les défaillances techniques et à intervenir au juste moment sans pénaliser la production. Ceci dans le but de réduire la maintenance corrective, d'optimiser la gestion des pièces tout en augmentant la fiabilité et la disponibilité du parc-machine au meilleur coût.

Maintenance 4.0 : les nouvelles compétences attendues de l'ingénieur

Compétences ingénieur 4.0

Quels sont les talents dont devra faire preuve l'ingénieur maintenance 4.0 ? En complément des savoirs techniques et des savoir-être fondamentaux, évoluer dans cet univers numérique lui demandera de développer de nouvelles compétences :

  • Capacité de discernement et de projection
  • Capacité à dialoguer et à collaborer
  • Avoir une culture numérique
  • Capacité d'adaptation
  • Capacité à accompagner la montée en compétence des techniciens

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Modèle d'offre d'emploi d'ingénieur maintenance 4.0

Et maintenant, un peu de prospective ! Nous avons imaginé à quoi pourrait ressembler une offre d'emploi pour un ingénieur maintenance 4.0 au sein d'une de ces entreprises industrielles. Alors, ça vous tente :-) ?

Télécharger le modèle d'offre

Alors qu’il est opérateur de production en entreprise, Kevin intervient assez naturellement sur les équipements lorsqu’une panne survient. Il se débrouille bien et y prend goût. Ayant besoin d’optimiser le temps de bon fonctionnement des équipements, son employeur lui propose alors de suivre une formation en alternance pour acquérir les méthodes de maintenance préventive. Kevin intègre alors un BTS ATI (Assistant technique d’Ingénieur). L’alternance est pour lui une solution idéale : elle permet le maintien d’une rémunération et la mise en pratique rapide de ce qui est appris en cours. Grâce à l’élaboration d’un tableau de maintenance préventive, de protocoles pour les opérateurs qu’il forme à la maintenance de 1er niveau, les arrêts deviennent rares. Une mission extrêmement gratifiante et qui donne confiance en soi. Emission proposée par Emploi-MaintenanceIndustrielle, plateforme Emploi des professionnels de la maintenance.

Écouter le podcast :

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27 Feb 21
Bordeaux, Nouvelle-Aquitaine, France

C'est notre rendez-vous mensuel, sur le web, programmé le 2ème mardi de chaque mois, de 20h15 à 21h00. Cette rencontre a lieu en direct sur le web et elle est ouverte à tou(te)s. Nous y parlons des actions en cours et à venir pour l'animation du réseau GP11, échangeons sur des thèmes de fond liés à la maintenance et y partageons des idées de manière conviviale.

Aujourd'hui nous vous présentons la nouvelle formation que nous proposerons à notre catalogue à la rentrée 2021 :

ELECTRICIEN D’INSTALLATION ET DE MAINTENANCE DES SYSTÈMES AUTOMATISÉS

6 mois, 945h.Titre professionnel de niveau III.

Un électricien spécialiste du secteur industriel. C’est ainsi que l’on pourrait définir l’électricien de maintenance des systèmes automatisés. Son terrain de jeu : les équipements industriels automatisés : petits automatismes, systèmes automatisés industriels, machines automatisées autonomes… De l’installation au service après-vente, il les bichonne.

Retrouvez tous les détails sur l'annuaire des formations Maintenancia.

 

Nous vous accueillons dans nos locaux situés au 3 boulevard d'Anvers, à Nantes dans un environnement propice à la formation et à l'échange.
Lorsqu'il s'agit de sessions intra-entreprises, nous pouvons aussi nous déplacer sur votre site.