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Replay de la conférence web organisée par le groupe professionnel "Maintenance et Fiabilité" des Ingénieurs Arts et Métiers sur le thème : L’impression 3D pour la maintenance, une réalité ?

L'impression 3D appliquée aux activités de maintenance d'équipements industriels permet d'envisager de nouvelles solutions pour assurer la disponibilité des équipements. Cette conférence animée par Aurélien Fussel, Responsable du programme pièces de rechange imprimées 3D chez Alstom, nous permettra de faire le point sur l'état de l'art de l'impression 3D, comprendre les tendances de ce marché, son application concrète en maintenance et enfin proposer une démarche pour intégrer cette technologie dans le quotidien des équipes.

Aurélien FUSSEL  est ingénieur Arts et Métiers (Cl205), passionné par cette technologie et en veille permanente sur le sujet, il est responsable du programme pièces de rechange imprimées 3D chez Alstom.

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Quelles sont les qualités que nous attendons d’un manager, mais aussi que nous devons avoir, car attendues par celles et ceux qui nous entourent dans notre Entreprise ?

Un bon manager doit :

Susciter la confiance et l’adhésion

S’identifier à l’entreprise et s’y impliquer

Avoir de l’aptitude à travailler en groupe, en équipe

Provoquer le changement

Etre source de proposition

Avoir de la détermination dans l’action

Avoir le sens de la prospective

Avoir un esprit d’analyse et de synthèse

Montrer une capacité de travail

Avoir du courage dans ses opinions

Avoir de l’autonomie

Avoir le sens des responsabilités

Montrer une organisation du travail

Savoir respecter les délais

Avoir des qualités relationnelles

Facilité de contact

Contrôle de soi

Capacité de conviction

Sens des négociations

Sens du profit

Motivation, beaucoup de motivation

Aimer son travail et s’épanouir dans son travail

Définir des objectifs suffisamment précis et quantifiés : SMART ( Spécifiques ( relatif à une personne précise), Mesurables ( évaluables), Acceptés par la personne,  Réalisables ( réalistes), Temporellement définis ( avec une date de fin et des points intermédiaires)) avec des indicateurs aussi SMART ( Significatifs, Mesurables, Acceptables, Réalistes, Temporellement définis) « ce qui n’est pas défini ne peut être mesuré, ce qui n’est pas mesuré ne peut être amélioré… »

Un responsable de maintenance doit avoir des compétences techniques et relationnelles . Lesquelles ?

-posséder de bonnes connaissances de l’environnement de la production, notamment des fonctions support (logistique, maintenance) ainsi que de la règlementation en matière d’hygiène et de sécurité.

-maîtriser les matériels et les process de fonctionnement de la maintenance et êtes autonomes techniquement pour faire fonctionner les machines.

-disposer de réelles aptitudes managériales pour mobiliser votre équipe de techniciens autour de la qualité des interventions, du respect des délais.

-Travaillant tant sur du matériel électronique high-tech que sur des technologies de plus de 25 ans, savoir s'adapter rapidement aux nouvelles technologies.

-Etre attentif et réceptif à une formation continue tout au long de sa carrière permettant ainsi d'entretenir et d'enrichir ses compétences.

-disposer de fortes capacités d’analyse et de synthèse des problèmes d’ordre technique et relationnel.

-maîtriser l'informatique (industrielle et de gestion) notamment la GMAO (gestion de la maintenance assistée par ordinateur).

-faire preuve de rigueur, de sang-froid et de réactivité et avez le goût du travail en équipe. Etre capable de gérer et de résoudre des situations d'urgence et de prendre des décisions rapidement.

(info AFNOR wiki métier)

Il faudrait rajouter à ces compétences l'amour de son métier ( mais comme dans beaucoup d'autres situations professionnelles ) car un responsable de maintenance ne compte pas son temps et sa disponibilité .

Bonne maintenance

Olivier

L'analyse des coûts de maintenance uniquement basée sur les coûts directs de maintenance est incomplète, et mène de façon presque systématique à la conclusion suivante : "La maintenance ça coûte trop cher". Mais il convient, pour avoir une vision stratégique globale, de les mettre en vis à vis de ce qu'on appelle, les "coûts indirects" de maintenance. Il sagit des coûts engendrés par l'indisponibilité des équipements industriels. Claude KOJCHEN, créateur de e-bpm.tech, site de formations en maintenance en ligne, nous l'explique en détail.

FELICITATIONS à notre promo BTS  des Systémes de Production.

Merci à leurs encadrants de Veolia France
Cette formation en  vous tente ? 

Postulez ici : [email protected]

BRAVO nos alternants pour ce beau résultat. 
Merci aux formateurs, tuteurs et équipe pédagogique .


L'aventure BTS  des Systémes option B - Energétique & Fluidique en  vous tente ?

Rejoignez-nous en postulant ici : [email protected] et devenez un collaborateur de VEOLIA ENERGIE FRANCE ou de Veolia Industries Global Solutions
Encore quelques belles opportunités à saisir.

 

Le plan de maintenance préventive est un outil essentiel pour anticiper et analyser sa charge de maintenance. Claude Kojchen, créateur de e-bpm.tech (formations aux bonnes pratiques de maintenance) nous explique comment le construire.

Retrouvez la communauté e-bpm sur Maintenancia

 

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      Je vous fais partager un très bon article de Jean Marc Vittori paru dans Les Echos sur l’évolution du travail et une nouvelle compétence qui commence à être demandée dans les embauches.

     « A chaque époque son critère de recrutement. La force physique a longtemps été la priorité pour chasser le bison, fracasser le crâne des ennemis, aller à la mine, serrer les boulons, manipuler la pelle…. Au XX° siècle, les compétences intellectuelles sont passées au premier plan, avec la montée des services puis des technologies de l'information. Mais l'histoire ne s'arrête pas là. En ce début de XXI° siècle, l'entreprise et le travail changent en profondeur. L'automatisation gagne encore du terrain dans les tâches manuelles et se faufile dans les tâches intellectuelles. Les hiérarchies sont écrasées. L'économie devient « collaborative». Un consultant américain, Dov Seidman, résume parfaitement la révolution : "Nous sommes passés d'une économie industrielle -on embauchait des bras - à une économie de la connaissance - on embauchait des têtes - et maintenant une économie humaine - on embauche des cœurs " .

     Embaucher des cœurs ! Certains trouveront l'idée naïve, d'autres la rejetteront en affirmant que nous allons au contraire vers un monde de plus en plus dur où le cœur n'a aucune place. Il faut donc l'étayer avant d'explorer les effets de ce basculement sur l'entreprise et la société, qui seront majeurs.

Dans l'économie de demain, la capacité à coopérer sera centrale.

     Partons donc des propos de Seidman.  «il n'y a pas de guerre à venir entre l'homme et la machine. Les machines ont déjà  gagné. Au lieu de rivaliser avec elles ou de vouloir maintenir une suprématie dans des domaines tels que l'analyse quantitative, nous devons les compléter. Seuls les humains ont des qualités comme la capacité à collaborer et à communiquer, ou à faire preuve de courage». Dans l'entreprise d'hier, beaucoup de salariés restaient dans leur coin, à faire un travail souvent répétitif. Au-delà  de la machine à café, ils étaient peu en relation avec leurs collègues, et encore moins avec les clients. Mais le travail répétitif devient largement mécanisé ou numérisé. Les salariés, eux, travaillent de plus en plus en équipe, en collectif, en mode projet. Si l'expertise technique reste précieuse, elle n'est utile qu'à celui qui est apte à collaborer avec les autres. Place à l'écoute et à l'attention, à l'empathie, à l'envie et à la volonté d'aller vers l'autre, de coopérer avec lui.

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     La même exigence se retrouve, et se retrouvera plus encore demain, pour les relations de l'entreprise avec ses parties prenantes - ses clients, ses fournisseurs, ses partenaires, son environnement. Dans un monde où les frontières des entreprises ne cessent de se déplacer, leur interpénétration se généralise. Cette interface de plus en plus large se concrétise par des relations individuelles et donc la capacité des salariés à les établir et à les fortifier.

     Quand la production devient de plus en plus souvent une coproduction avec le client, il devient vital de bien s'entendre avec lui. L'économie collaborative va pousser à aller encore plus loin. Chez BlaBlaCar, pionnier du covoiturage, les transportés notent leur transporteur, mais la notation se fait aussi dans l'autre sens. Ce qui en jeu ici n'est pas tant l'aptitude à la conduite ou à l'intellect que la qualité de la relation qui s'établit entre les uns et les autres. Signe des temps: une jeune activiste britannique, Belinda Parmar, calcule un «indice d'empathie» pour 160 grands groupes mondiaux.


     La montée des cœurs dans la production va chambouler l'entreprise et la société. A commencer par l'embauche :
 - La puissance des bras est visible à l'œil nu.
-  La puissance du cerveau est labellisée par des parchemins scolaires.
-  La puissance du cœur, la capacité à travailler ensemble, à établir la confiance au-delà  d'une simple transaction sont plus difficiles à détecter, à justifier aussi.


    Certains DRH partent à la recherche d'indices dans les CV ailleurs qu'à la rubrique «formation». Des chercheurs ont montré que les étudiants ayant une forte implication associative, dans l'humanitaire par exemple, sont ceux qui montrent la meilleure aptitude à coopérer. Ils montrent aussi que les recruteurs savent interpréter ce genre de signal dans les CV.

Une faculté plus développée chez les femmes.

     Cette montée de nouvelles compétences va aussi bousculer la société. Les révolutions industrielles du XVIIe et du XIXe siècle ont chamboulé la production physique. Elles ont accru la puissance des bras, et, à terme, la rémunération de ceux qui s'en servaient pour produire. Les inégalités ont diminué. D'immenses classes moyennes sont apparues. Au contraire, les technologies de l'information accroissent la puissance des cerveaux, et donc les revenus de ceux qui s'en servent. Elles accroissent donc les inégalités et écrasent les classes moyennes. Mais la répartition de ceux qui ont un cœur, ou plutôt de ceux qui savent s'en servir dans leurs activités, est très différente de celle de la force physique ou intellectuelle. L'économiste Marie-Claire Villeval, du laboratoire Gate de l'université Lyon-II, a montré par exemple dans plusieurs recherches que les femmes préfèrent la coopération dans leur travail alors que les hommes privilégient le modèle peut-être bientôt obsolète de la compétition. Non seulement la femme sera peut-être l'avenir de l'homme, mais elle pourrait aussi incarner le futur de l'économie. »

Alors coopérons, coopérons....

Bonne maintenance
Olivier

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On parle de Maintenancia dans l'émission "Les directs Arts et Métier TV"

https://tv.arts-et-metiers.fr/emission9-le-futur-des-alumni/

(voir interview au début de l'émission)

 

Dans une interview réalisée par Arts&Métiers TV, découvrez comment utiliser Maintenancia pour faire connaître votre activité et vos événements.

Pour les centres de formation, les écoles, les club maintenance, les industriels...

Veolia et ses filiales recrutent 18 alternants pour la prochaine rentrée, qui sont à pourvoir dans les villes suivantes : 

> Toulouse (31)

> Bordeaux (33)

> Nice (06)

> Jonage (69)

>Gennevilliers (93)

N'hésitez plus, intégrez Veolia et venez-vous former en alternance.

Contact : [email protected]

 

BTS Maintenance des Systémes - option B - Enérgétiques & fluidiques : https://www.campus.veolia.fr/bts-maintenance-systemes-option-systemes-energetiques-fluidiques-hf

Veolia et ses filiales recrutent 21 alternants pour la prochaine rentrée, qui sont à pourvoir dans les villes suivantes : 

> Saint-Péray (07)

> Beaune (21)

> Châteauneuf de Galaure (26)

> La Rôche de Glun (26)

> Romans (26)

> Teyran (34)

> Epernay (51)

> Vitry Le François (51)

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> Florange (57)

> Forbach (57)

> Sarreguemines (57)

> Nevers (58)

> Pusignan (69)

> Montceau Les Mines (71)

> Les Carroz (74)

> Toulon (83)

> Avallon (89)

 

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Contact : [email protected]eolia.com

BTS ELECTROTECHNIQUE : https://www.campus.veolia.fr/nos-formations/formation-alternance/bts-electrotechnique-hf

Bonjour, c’est Numa !

Aujourd'hui, nous parlons de la redondance :

Elle est définie comme « l’existence dans un bien, de plusieurs moyens pour accomplir une fonction » (norme NF EN 13306). En fait cela signifie que notre matériel est doublé, voire triplé selon les besoins. Cela a une grande importance pour sa maintenance car, même si une fonction (de pompage, par exemple) est critique, si elle est assurée par 3 pompes, chacune d’entre elles aura une criticité moindre et pourra faire l’objet d’une maintenance moins approfondie.

Nous verrons la prochaine fois qu’une redondance peut être active ou passive.

Retrouvez ce terme dans les modules de la formation en ligne e-bpm.tech : B2 Améliorer la disponibilité des équipements par la fiabilité et maintenabilité, et F1 La criticité des équipements.

Rendez-vous mardi prochain pour le pour examiner la redondance.

Numa

Bonjour, c’est Numa !

Ce mardi, nous parlons d’améliorations et modifications :

C’est vrai, les deux termes sont très proches et souvent confondus. Nous avons vu au WikiMaint précédent, qu’une amélioration consiste à faire progresser, soit la fiabilité, soit la maintenabilité d’un équipement. C’est un geste de pure maintenance. Une modification va au contraire, changer le process. Elle est demandée par la production ou un autre service. Ce n’est plus une intervention de maintenance et le service maintenance n’est alors plus décideur du Quoi, tout en restant décideur du Comment (comme un maitre d’œuvre, un architecte).

Retrouvez ce terme dans le module de la formation en ligne e-bpm.tech : B1 Connaître les fondamentaux de la maintenance

Une question sur la maintenance ? N’hésitez pas à me la poser.

Numa

⭐Maintenance : l'ancrage professionnel à travers l'utilisation d'un guide de référence et ses ressources numériques.

Pour visionner le replay de la Rencontre en ligne du 2 juin, c'est par ici : https://www.youtube.com/watch?v=LBYaj3edcpE 

Pour en savoir + sur notre Guide de la Maintenance : https://bit.ly/2QDiGd7

[Job-dating] Voilà la date du prochain Job Dating Maintenance : le JEUDI 16 SEPTEMBRE 2021 !
Les entretiens se feront en visioconférence. De quoi vous permettre de postuler dans l'entreprise de vos rêves , même à l'autre bout de la France 🙂 !
Maintenancia
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[Concours] Le concours Maintenancia est lancé ! Il est temps de commencer à mettre en place votre interview. Pour vous accompagner, voilà un point sur la première étape.
Pour plus d’information, téléchargez le pdf accessible ici : https://maintenancia.com/page/view-post?id=63
Nous avons hâte de découvrir et faire connaître grâce à vous le quotidien des professionnels de la maintenance !

Bonjour, c’est Numa !

Ce mardi, nous parlons du correctif :

Ouf ! la norme ne parle plus de palliatif ! et la nouvelle séparation du correctif me paraît pertinente. Tout d’abord, la maintenance corrective : elle répare un équipement et lui permet de « remplir sa fonction » à nouveau. La maintenance corrective d’urgence consiste bien sûr à remettre en état le plus rapidement possible. C’est simple.

Quant à la maintenance corrective différée, comme son nom l’indique, c’est la réparation que l’on prend le temps de préparer et de programmer. On n’est plus dans l’urgence.

Restera à aligner un jour les termes de « correctif », consacré par la norme, et de « curatif », utilisé le plus souvent. Un jour peut-être…

 

Retrouvez ce terme dans le module de la formation en ligne e-bpm.tech : B1 Connaître les fondamentaux de la maintenance

Une question sur la mce ? N’hésitez pas à me la poser

 

Numa

Nos métiers sont essentiels, nos métiers sont techniques & nos métiers sont passionnants.

La Campagne de Recrutement des Alternants chez Veolia France est en cours, rejoignez-nous.

Nous formons à : 



Retrouvez tous les postes à pourvoir par diplôme et par ville ici : https://lnkd.in/g5snUG9

Postulez : [email protected]

Bonjour, c’est Numa !

Ce mardi, nous parlons de la maintenance prédictive :

Autant vous le dire tout net : je ne vais pas me faire que des amis !

Car je préfère parler d’ANALYSE PREDICTIVE. Le prédictif est certes, un bel outil, qui servira bientôt à la maintenance, mais ce n’est qu’un outil supplémentaire à la disposition des services maintenance.

En quelques mots, il s’agit d’utiliser les nouveaux outils d’intelligence artificielle (IA), pour analyser et déceler les signes avant-coureurs des défaillances. Les premières utilisations sont prometteuses et riches, mais elles supposent une mise en place délicate, une analyse poussée des données, et de l’organisation dans le service maintenance pour recevoir les alertes, les vérifier et programmer les interventions. De plus, ces outils sont assez chers pour le moment, donc réservés à des machines vitales ou importantes.

Bref, le remplacement des techniciens de maintenance par l’IA n’est pas pour aujourd’hui (ni demain). Il vaut mieux continuer à recruter !

Retrouvez ce terme dans le module de la formation en ligne e-bpm.tech : B3 Construire un programme de maintenance préventive efficace

Une question sur la maintenance ? N’hésitez pas à me la poser.

Bonjour, c’est Numa !

Ce mardi, nous parlons du préventif prévisionnel :

Le préventif prévisionnel est, dans la dernière édition de la norme, une extension du conditionnel. Et en effet, il s’agit, non seulement de mesurer et connaitre la valeur d’un paramètre, mais aussi de suivre son évolution. Pour moi, cette méthode n’est applicable que lorsqu’on maintient un PARC de matériels. On peut alors bénéficier d’un grand nombre de valeurs, et aller plus loin statistiquement. Mais, dans l’industrie où le nombre de machines identiques est souvent faible, on est déjà très heureux d’être prévenus à temps d’un risque de défaillance, et on ne joue pas avec le sort. Donc pas ou peu de prévisionnel dans l’industrie. Par contre allons à fond vers le conditionnel !

Retrouvez ce terme dans le module de la formation en ligne e-bpm.tech : B3 Construire un programme de maintenance préventive efficace

 

Une question sur la maintenance ? N’hésitez pas à me la poser.

 L’ingénieur de maintenance, doit parmi les nombreuses compétences de son métier, savoir mener des études de fiabilité, maintenabilité et disponibilité. Il doit pousser son personnel à toujours rechercher la performance, la diminution des pannes, l’amélioration des installations… Comment peut-il s’y prendre ? Quelles sont les règles de l’art. ?

- Il faut manager la maintenance :

Le responsable de maintenance doit être source de propositions permanentes d’améliorations de l’outil de production : ne pas se contenter d’attendre la panne, de gérer les crises mais d’anticiper, d’imaginer les cas de pannes et les solutions d’améliorations envisagées pour chacun, les marches dégradées associées.

Il doit alors pousser, manager son personnel dans cet objectif. Trop souvent j’ai vu mon personnel de maintenance « attendre » l’appel de la fabrication ou les alarmes, cantonné « sagement » dans leurs secteurs de maintenance. Il est vrai que pour beaucoup de personnes (de fabrication ou autres services), les voir « glandouiller » dans leur secteur de maintenance, était le signe que les installations tournaient et qu’il n’y avait pas de panne… !!!

- Il faut manager la fiabilité :

Il faut un peu se battre (et développer beaucoup d’énergie) pour insuffler à tout son personnel cet esprit permanent d’anticipation et cette recherche d’améliorations. On le fait assez bien après une grosse panne (et on y est poussé par un nécessaire plan de suppression du risque de retrouver pareille perturbation), mais pour les 80% d’interventions restantes, que fait-on vraiment ? Avons-nous un processus écrit, formalisé (« Qui fait Quoi, Quand ») ? On sait aussi que les AMDEC sont surtout faites à la conception des machines et installations, mais pas assez durant la vie de celles-ci.

Ce travail d’amélioration de la fiabilité est un des rôles du groupe GATM (Groupe d’Assistance Technique Méthodes ) qui aidera les professionnels du terrain . Si le GATM n’existe pas dans l’atelier ou l’entreprise, ce peut être un chef d’équipe ou un responsable de secteur qui pilote un groupe de travail composé de quelques professionnels du secteur (sans oublier d’y faire participer un membre de l’équipe de nuit, si celle-ci existe) . Pas besoin d’effectif important. Ce sont ceux qui interviennent sur les installations qui peuvent avoir les meilleures idées d’améliorations, de modifications…Une analyse approfondie se fera évidemment à partir de paretos et de quantifications des défauts car : « Ce qui n’est pas défini ne peut être mesuré. Ce qui n’est pas mesuré ne peut pas être amélioré »

Les résultats mesurés pourront alors dynamiser l’équipe. Car la fiabilité ne pourra que s’améliorer. Il faudra s’attendre à ce que les derniers pourcentages manquant à la disponibilité des installations, soient durs voire très durs à gagner. Et si les coûts résultants diminuent, c’est gagné et encourageant.

Pas de fatalisme. Ne pas « vivre avec » les mêmes pannes et mêmes interventions qui quelquefois justifient notre fonction . N’avons-nous pas déjà entendu :« C’est un bon moyen de justifier ses besoins en effectif de maintenance que l’on a toujours du mal à quantifier »... «Il ne faut pas scier la branche sur laquelle on est assis : moins de pannes = moins de compagnons »…La mission de l’ingénieur de maintenance est bien de maintenir cette pression d’optimisation, d’apporter des solutions innovantes, pérennes, tout en capitalisant son expérience pour les installations futures .

- Il faut capitaliser :

Parce qu’on n’a pas en général, l’historique de toutes les modifications et améliorations apportées tout au long de la vie d’une machine (genre carnet d’entretien), on ne sait pas très bien capitaliser avec efficacité. Nous ne sommes pas assez méthodiques, mais toujours critiques vers les concepteurs, les fournisseurs des machines. C’est la somme du vécu de chacun (quand encore il est resté dans le même secteur) qui fait trop souvent l’historique de la machine. Et on sait très bien que dans les réunions autour des plans des nouvelles machines à l’ingénierie ou chez les fournisseurs, les professionnels de maintenance qui y participent ne « remontent » trop souvent que les problèmes qu’ils ont vécus . La capitalisation d’expérience doit être rigoureuse, permanente, formalisée, « c’est un trésor à transmettre » … (on en reparlera dans un autre article "comment bien capitaliser"…)

- Conclusion :

Manager la maintenance et la fiabilité est une des fonctions les plus intéressantes pour un ingénieur ou pour un technicien responsable d’un atelier, d’une usine. C’est pour lui une source de combats permanents, d’espoirs et de déceptions, de satisfactions quand on voit « sa » solution proposée et appliquée porter ses fruits, la disponibilité remonter, le « point noir » du Chef des fabrications disparaître (ou s’atténuer), source de dynamisme pour une Equipe qui a fait ensemble un bon boulot, une bonne modif… satisfaction pour tous du travail accompli.

Bonne Maintenance

Olivier

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